Policier mis en examen : L’UMP dénonce la « culture de l’excuse »

Plusieurs centaines de policiers ont manifesté mercredi soir de façon spontanée et spectaculaire à Bobigny et sur les Champs-Elysées à Paris contre la mise en examen pour homicide volontaire d’un de leurs collègues qui a tué un multirécidiviste en fuite en Seine-Saint-Denis.

L’UMP a accusé « certains juges » de « n’appliquer que la présomption de culpabilité » en oubliant « la présomption d’innocence » face à « certains policiers », après la mise en examen d’un fonctionnaire de police pour homicide volontaire mercredi en Seine-Saint-Denis. En effet, la version de légitime défense invoquée par ce fonctionnaire de 33 ans a été mise à mal par l’autopsie et un témoignage, selon lesquels la victime, un homme en fuite, multirécidiviste et recherché pour vol à main armée, a été tuée d’une balle dans le dos.

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Dans un communiqué, Bruno Beschizza, secrétaire national de l’UMP, a affirmé « son soutien aux policiers de la Seine-Saint-Denis ayant manifesté mercredi soir » après la mise en examen de leur collègue pour homicide volontaire, une qualification qui, selon lui, « peut apparaître incompréhensible dans le cadre de l’interprétation de la légitime défense ». « Certains juges, quand ils ont face à eux certains policiers, oublient le principe de présomption d’innocence pour n’appliquer que la présomption de culpabilité », a poursuivi Bruno Beschizza, ajoutant que « le scandale en Seine-Saint-Denis, ce sont les voyous qui bénéficient trop souvent eux de la culture de l’excuse ».

Une décision « disproportionnée »

Les trois syndicats de gardiens de la paix ont été reçus en fin de soirée au cabinet du ministre de l’Intérieur après les manifestations spontanées de plusieurs centaines de policiers à Bobigny, puis sur les Champs Elysées, à Paris, consécutives à la mise en examen de leur collègue pour avoir tué samedi un multirécidiviste recherché à Noisy-le-Sec (Seine-Saint-Denis). Ils ont demandé au ministère de l’Intérieur que le policier, placé sous contrôle judiciaire avec interdiction d’exercer, puisse continuer à toucher son salaire. Pour Jean-Claude Delage, secrétaire général d’Alliance, deuxième syndicat de gardiens de la paix, jugeant « disproportionnée » la décision du juge d’instruction de mettre le policier en examen pour homicide volontaire, avec un contrôle judiciaire prévoyant une interdiction d’exercer, qui le prive de son salaire.

Actu France-Soir (Avec AFP)


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